TRAVERSER |
L’ORENOC |
TRAVERSER |
L’AUTRE CÔTE |
TRAVERS... |
VA VERS |
TA VOIE... |
| | Puisque le rêve éphémère en escale dans son immuable durée, incite l’être à agir sans jamais rien attendre en retour, si ce n’est les effluves et caresses du vent... |
| Quand la lune... | |
Quand la force obscure dans la lune atteint sa plénitude, au moment même où elle parvient à son apogée, quand elle est majestueuse sous la voûte de jais où scintillent les étoiles,, dés le moment précis où elle a rassemblé la totalité de son être et qu’elle n’a pas son pareil pour être ronde et fière, en face de son soleil sitôt cette seconde, elle commence à décroître, jusqu’à n’être plus qu’une sombre tâche dans le noir de la voûte de jais. Une forme obscure, voilée dans l’ébène du nébuleux cosmos... avant, dans son immuable durée, de renaître... à jamais ! |
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Et toi-même, scintillante étoile, astre qui brille dans le lointain... Tu es peut-être mort depuis une éternité, sans que nous le sachions... Nous qui sommes des résidus, des cendres, des fragments de toi ! |
| —Toi qui es encore présent ! | |
| | Travers de destin |
| | d’astre, grain de poussière... |
| | va vers son destin |
| | de voler dans les airs ! |
| | |
| | D’est, Un d’attester |
| | que les grains éphémères |
| | sont astres légers |
| | sous la voûte solaire. |
| | |
| Laisse l’Esprit d’ici | Va voir par ici... |
| t’emporter là... | |
| Laisse-toi roucouler des | Va voir l’aut’ côté... |
| rochers escarpés, | |
| Falaises et des Mâchicoulis | Des astres si... |
| T’emporter là,au gré des courants d’alizé... | |
| Courant des gués | Les cristaux de l’eau |
| du fleuve au gré des | les retiennent à la rive, |
| courants d’alizé... | deviennent gouttes d’eau |
| Laisse l’Esprit d’ici | qui partent à la dérive... |
| t’emporter là... | —De l’aut’ côté ! |
| VA, | |
VA DROIT VERS TA VOIE ! | et tant de risques encore |
VA DROIT VERS TA VOIE ! | que j’ignore, ou feins d’ignorer, mais tant pis ! |
VA DROIT VERS TA VOIE ! | Mon ami, il faut que je te dise : |
VA VERS TA VOIE ! | tout n’ira pas sans quelques tracas... |
VA VERS TA VOIE ! | VA-Z-Y ! Laisse-toi couler des escarpés mâchicoulis ! |
VA VERS TA VOIE ! | VA-Z-Y ! Laisse venir l’humeur de la liberté... |
VA VERS TA VOIE ! | VA-Z-Y ! Porque... Porque no ! |
VA VERS TA VOIE ! | Va-z-y ! Va là-bas !... Porque no ! |
| | Va-z-y ! Là ! Va-z-y ! |
| | Va-z-y ! Pour que les fleurs revivent... –racines en l’air–,Dans son chant des sirènes aux abords de cet estuaire... |
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| | VA LÀ, dans la lumière nocturne où te poussent tes pas... |
| | VA LÀ, dans la noirceur du jour, sur le pas de tes ailes... |
| | VA LÀ, vers les champs d’énergie qui dépendent du ciel... |
| | VA LÀ, il y a tant à connaître au fond de toi... |
| | VA LÀ, dans le silence de toi-même ! |
| | VA LÀ, de l’autre côté. |
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Regarde tes pattes palmées comme elles s’embourbent dans la vie ! |
| | Ton plumage est devenu du même gris que le gris des nuages ! Tu ressembleras bientôt à la poule d’eau du père Nikos : “Mieux vaut poule d’eau qui nage que moineau dans sa cage !” Disait-il, alors va, go ! |
| | Va droit dans l’azur au gré de l’austral inconnu ! |
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| | Va au gré de la palette irisée, toile de l’univers... |
| | Va au gré des cristaux de l’air et volutes du vent.. |
| | Va courant des effilades d’idéal alizé en dedans ce monde |
| | enfoui depuis dix millénaires. |
| | Va droit dans les airs ! |
| Prends-toi l’essor de la liberté, au gré des falaises des escarpés mâchicoulis belvédères ! |
VA DROIT | Vas-y ! vers ta voie ! |
| Laisse l’Esprit t’emporter courant des volutes du vent ! Pour qui sait y faire en astral périple imaginaire... |
| | « Un oiseau solitaire doit remplir cinq conditions : |
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| | D’abord voler au plus haut ; |
ensuite ne point tolérer de compagnie, |
| | Même celle des siens ; |
| | puis pointer le bec vers les cieux, |
| | Et ne pas avoir de couleur définie ; |
| | Et puis alors... chanter tout doucement... » |
| | |
| | Mouvement des ailes en vol... |
| | Filaments de lumière |
| | lucioles de l’âme en |
| | diagonales traverses |
| | gorgées de conscience. |
| | La bouche ouverte, |
| | Le bec à la renverse, |
| | en quête du Ne-pas-faire |
| | de voler dans les airs... |
| | Voyage immobile ! |
| | Merveilleux périple du lit |
| | de ficelles au lieu de prédilection... |
| | Les ailes en direction sud est. |
| | Et chanter, chanter |
| | tout doucement. |
| | Que s’ouvre |
| | la voie au gré de l’alizé ; |
| | Sans couleur bien définie |
| | ni point de compagnie |
| | —pas même celle des siens ! |
| | Courant du lien qui |
| | nous unit à l’Esprit |
| | qui, de l’aurore à l’aube qui suit, |
| | maintient le monde, |
| | des plus hautes montagnes |
| | aux fleuves dorés... |
| | Jusqu’aux océans, |
| | la vaguelette et l’astre éphémère, le vent |
| | qui nous hisse des ailes, |
| | des falaises en pierre de grès |
| | vers son altesse, rouge carmin, |
| | s’éveillant au levant. |
| | |
| | Je suis un grain de poussière... |
| | Mais je suis ! |
| | I ! J’existe ! |
| | Et si c’est pour finir par mourir, |
| | que ce soit en guerrier qui résiste, |
| | en grain du sable au gré du vent... |
| | Oui, j’aime tellement mieux mourir |
| | VIVANT ! |
| | Que la mort me tape sur l’épaule gauche afin de me pousser au lieu de prédilection. Par de là le Chaos de l’antre du néant... Que je danse tant que je vis, que mes ailes me portent ! |
| | puis, frôlent les vagues en roulis ! |
| | |
| | Que la houle me soûle ! |
| | —sous l’écume qui crépite en coulis de nuage ! |
| | Pour que mon cœur d’ermite |
| | existe ! |
| VA VERS TA MORT | Et saccadé, volette Apollon-Silène, dans l’azur égéen |
| | La femme Nagual aux mille reflets comme |
| VA VERS TA MORT | Des filaments d’or. |
| | Tous les combats qu’on a gagnés, entremêlés de nos défaites, |
| | sont les postures des mouvements de la danse, de la dernière résistance du guerrier —qui, de son Esprit impeccable, récapitule. |
| | Ses gestes racontent ses peines, mais également sa joie... |
| | Incommensurable lorsque devant l’astre en éveil, |
| | il s’est émerveillé... |
| | saccades de flux qui ondule... |
| | —Sa dernière occasion de se réjouir ! |
| | Alors sa mort lui montrera le sud... L’immensité. |
| | Et sa prairie tremblera quand il regardera le soleil... |
| C’est pas Dieu qui punit | Car jamais plus, éveillé ou rêvant, il ne le reverra. |
| l’arbre avec l’hiver... | |
| C’est pas Dieu qui | Travers de destin |
| le récompense | d’astre, grain de poussière... |
| au printemps... | va vers son destin |
| C’est l’Esprit | de voler dans les airs ! |
| qui veille à | D’est, Un d’attester |
| ce que dans chaque | que les grains éphémères |
| âme de pauvre hère | sont astres légers |
| erre, la continuité... | sous la voûte solaire. |
| de son rêve éphémère. | Compte pas sur moi |
| | pour respecter les règles. |
| | Car je m’en vais de ce pas |
| | vous conter l’histoire de ce conteur, |
| | et jour de marché... |
| | Il se nomme :« MOINEAU » ! |
| | Il commence par ôter son chapeau, |
| | le fait tournoyer dans les airs, en regardant vers l’est, |
| | puis de le poser délicatement par terre, en veillant à lui faire faire un tour circulaire à trois cent soixante |
| | degrés, dans le sens inverse des aiguilles de la montre |
| | Pour signifier que c’est l’Esprit qui, seul, mène la danse. |
| ...D’après les dates | Il s’adresse à la populace en délire, en ces termes concis : |
| mémorables | « Señora, Señorita, Señor |
| Calixto Muni | ¡ Voici la véridique histoire de Calixto Muni |
| fut trahi. | le rédempteur ! ¡ Il a libéré sa ville de Sonora ! |
| Il a été | (du naze conquistador...) |
| arrêté... Livré | ¡ Plus de haine, plus de profit ! ¡ Seulement, la joie ! ¡ Plus que la vie ! |
| aux bourreaux... | Plus de viol, plus de meurtre, juste des hommes qui se respectent. |
Il fut écartelé | Plus de pillage systématique de nos richesses. |
| entre quatre chevaux. | ¡ Gloire à Calixto Muni ! |
| Ils ont jeté | Jette bien ce que je vais te dire au fond de ton Esprit, l’ami : |
| ses restes aux | l’homme est seul maître de sa destinée. |
| chiens errants | Toi, tu dis qu’il est mort... Mais moi je te le dis : |
| Pour qu’il n’ait point | ¡ En vérité, Calixto Muni vit ! » |
| de sépulture... Comme si jamais il n’avait existé. | Son but a transcendé |
| Et pourtant...Pourtant... | sa propre personne. |
| De l’autre côté, au gré de la rive... | Lorsque résonnent en nous |
| Du saut périlleux dans l’inimaginable... | Les sirènes de de l’autre côté... |
| Au gré de la rive où siègent les sirènes... | Va VOIR l’aut’ côté ! Va VOIR l’aut’ côté ! |
| Lorsque les sirènes résonnent en nous | Va VOIR l’aut’ côté ! Va VOIR l’aut’ côté ! |
Lorsque les sirènes du Mississipi résonnent en nous... De l’autre côté du fleuve doré, tout deviendra possible ! Sitôt qu’on le désire, on cultivera l’intention qui pousse en nous, maîtresse de la raison. |
Comme une fleur ouverte au gré de la rive... |
Lorsque les sirènes du Mississipi résonnent en nous... Herbes errantes et fleurs en liberté, nous pousseront en paix... Sitôt qu’on le désire, on cultivera l’intention qui traque en nous, maîtresse de la raison. (...) Lire le texte complet
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